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1886 |
22 septembre naissance de Roger Bissière à Villeréal (Lot-et-Garonne) dans une famille de notaire. |
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1905 |
Bissière est inscrit à l'École des Beaux-arts de Bordeaux jusqu'en 1909. |
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1910 |
École des Beaux-arts de Paris jusqu'en 1911. |
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1912 |
A partir de décembre, il rédige des compte-rendus d'expositions dans l'hebdomadaire parisien L'Opinion. |
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1919 |
23
janvier, il épouse Catherine Lucie Lotte, qu'il surnomme Mousse. |
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| Entre 1918 et 1920, il peint quelques tableaux cubistes (Paysage). | ||
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1920
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19
janvier Bissière participe à une exposition collective à
la Galerie Berthe Weill, il vend son premier tableau. A partir de cette
date, il exposera régulièrement aux Salon des Artistes Indépendants
et au Salon d'Automne jusqu'en 1923. Il rédige la préface d'un livre sur Georges Braque publié par Léonce Rosenberg aux éditions de l'Effort moderne. En octobre, le premier numéro de la revue L'Esprit Nouveau créée par Le Corbusier-Jeanneret et Ozenfant publie ses Notes sur l'Art de Seurat, puis en 1921, pour le n° 4, il publie des Notes sur Ingres et dans le n° 9 des Notes sur Corot. |
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1921
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Avril
à mai, la galerie Paul Rosenberg lui consacre une exposition personnelle
de vingt tableaux (Nature morte au Violoncelle, Nu). |
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1923
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Novembre,
il accepte un poste de professeur
de peinture et de croquis à l'Académie
Ranson. Sur la recommandation de Maurice Denis, il est intégré dans le 4ème groupe de peintres de la galerie Eugène Druet et participe régulièrement à ces expositions collectives jusqu'en 1937. (Trois filles à marier). |
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1924 |
10 mars, la galerie Eugène Druet présente une exposition personnelle de Bissière ; renouvelée en décembre 1925 (Soupière et pommes). |
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1926
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15
juillet, naissance de son fils Marc-Antoine, qu'il surnomme Loutre et
qui peindra sous le nom de Louttre B. Juin, exposition personnelle à la Galerie Druet. |
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1928
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6
mars, exposition personnelle à la galerie Eugène Druet.
Une série de paysages évoque, comme un pressentiment, l'uvre à venir. |
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1931
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Janvier, la Leicester Gallery à Londres lui organise une exposition personnelle, elle lui en organisera une seconde en janvier 1934. | |
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1934
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Septembre,
il ouvre un atelier de fresque à l'Académie Ranson. Il rencontre le critique d'art Jacques Lassaigne qui le soutiendra durant toute la suite de sa carrière. (Deux fresques sur tuile). |
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1937 |
Il
participe à l'Exposition Internationale pour les décorations
du pavillon des chemins de fer et celui de la marine. Pour vivre, il
multiplie les travaux de commande. |
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1939
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A la déclaration de la guerre, Bissière se réfugie dans sa maison du Lot, et terriblement affecté par ce drame humain, cesse de peindre. | |
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1944
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11 février, à l'instigation d'Alfred Manessier, il expose deux pastels à la galerie de France. C'est son retour à la création. | |
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1945
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Décembre,
il compose des tapisseries à l'aide de morceaux de tissus et de
vêtements usagés. Après un assemblage rapide, chaque
élément est cousu et brodé par Mousse. Il reprend la peinture à l'huile. |
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1947
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5
décembre 1947 au 5 janvier 1948, la galerie René Drouin
expose trente
peintures (Paysage)
et sept tapisseries (Le
Soleil, Clair
de lune). |
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1950
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Juin,
il est opéré avec succès d'un double glaucome des
yeux, la menace
de la cécité s'éloigne. Il peint une série
de petits tableaux (Hommage
à Angelico, Île
de Ré) avec de l'uf pour médium qui est exposée
à partir du 19 octobre 1951 à la galerie Jeanne-Bucher,
à Paris. L'exposition rencontre un vif succès. |
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1952
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6 décembre, 25 grandes toiles (Jaune et gris, Croix du Sud) sont exposées à la galerie Jeanne-Bucher. Le 23 décembre, le Grand Prix National des Arts lui est décerné. | |
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1954
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Il redécouvre la peinture à l'huile et réalise la maquette du livre François d'Assise, Cantique au Soleil de François d'Assise. Le livre est gravé sur bois puis imprimé en couleurs, en taille-douce, par Fiorini. | |
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1955
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15 juillet, il participe à la première Documenta de Cassel avec 6 uvres. | |
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1956
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26 avril, la galerie Jeanne-Bucher expose 41 huiles (La fête à Neuilly); le catalogue est préfacé par Jacques Lassaigne. | |
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1957
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Juin
à novembre, une exposition rétrospective s'enchaîne
à la Kestner Gesellschaft de Hanovre puis au Stadtische Kunsthalle
de Recklinghausen et enfin au St. Annnen-museum de Lubeck ; 82 uvres
sont présentées, la préface du catalogue est de Werner
Schmalenbach. En décembre, c'est le Stedelijk van-Abbemuseum de
Eindhoven puis le Stedelijk Museum d'Amsterdam qui présentent 88
numéros. Bissière écrit la préface du catalogue,
reprenant dans un texte ses
idées-forces. (Gris et violet, Composition 330). |
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1958
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10 juin, la galerie Jeanne-Bucher présente une série de 34 huiles sur papier sur le thème des «Quatre saisons». Bissière exécute les maquettes des deux verrières pour les tympans nord et sud de la cathédrale Saint-Étienne de Metz. | |
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1959
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9 avril, Jean Cassou inaugure une exposition rétrospective au Musée national d'art moderne de Paris avec 121 uvres. | |
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1960
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Dans Quadrum 9, Roger van Gindertael illustre son article «Réflexions sur l'École de Paris» par un tableau de Bissière. Il le considère comme l'artiste emblématique de l'École de Paris contemporaine. |
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1962
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11 mai au 23 juin, exposition personnelle à la galerie Jeanne-Bucher, Dora Vallier signe la préface du catalogue. (Frimaire, Cantilène de la nuit). | |
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1964
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Depuis
la mort de Mousse, en octobre, Bissière peint son Journal
en Images. Une cinquantaine de ces huiles, souvent rehaussées de crayons feutres, sont exposées à la galerie Jeanne-Bucher à partir du 8 mai (Journal 20 août 63, Journal 20 mars 64). 20 juin, ouverture de la XXXIIème Biennale de Venise, Jacques Lassaigne, Commissaire de l'exposition pour la France, invite Bissière à occuper la grande salle du pavillon français. Il remporte une mention d'honneur en raison «de l'importance historique et artistique de son uvre.» (Ocre et Rose). Le 2 décembre, Bissière meurt dans sa maison du Lot. |
«Sans doute suis-je demeuré vingt ans à l'Académie Ranson et bien des gens sont passés dans mon atelier. Mais je ne leur ai jamais rien appris qu'ils n'aient trouvé eux-mêmes (...) Je crois aux discussions amicales, au mot qu'on prononce un jour devant quelqu'un et qui peut lui ouvrir une porte.»
«Pendant mes cinq ans d'inaction, j'ai vu les choses inutiles. J'ai compris la liberté. Je vivais seul avec des bêtes, gardant les vaches, et quand j'ai repris mon pinceau, c'est en ayant bien profondément compris que la peinture n'est pas un métier, et qu'on doit peindre seulement quand la grâce nous en est donnée.»
«Quelques préceptes [extraits]
Soyez sincères et n'essayez pas de vous servir de modes d'expression contraires à votre tempérament. Sachez accepter vos qualités et vos défauts et en tirer le meilleur parti possible, c'est un courage que tous les maîtres ont su avoir.»
«Je me moque éperdument de la nature. Je vous répète que je ne vais pas à la découverte de la réalité, mais de l'instinct profond et primitif venu du fond des âges et qui, peu à peu, surgit de moi-même.
La nature est une chose, la peinture en est une autre. Il n'est pas question de décrire le monde, mais de le recréer selon des normes nouvelles.»
«Quand je commence un tableau, je ne sais où il me mènera. Au bonheur ou au désespoir. Ainsi je ne saurai croire ni à l'expérience, ni à l'éducation. A l'intelligence encore moins. Mais seulement à l'instinct le plus primitif. Celui qui surgit du fond des âges (...) Mes tableaux ne veulent rien prouver. Ni rien affirmer. Ils sont la seule façon en mon pouvoir de restituer des émotions indicibles autrement.»
«Ces petites planches de bois m'ont paru plus à la mesure de ma détresse et
j'ai commencé à créer ces images presque quotidiennes, qui endormaient ma peine et concrétisaient aussi, peut-être, le souvenir d'un bonheur révolu.
Ainsi, de jour en jour, au rythme des saisons est apparu ce journal de ma vie qui, en fin de compte, est peut-être une revanche sur la mort.»
«J'ai été menacé de perdre la vue. Une opération a sauvé mes yeux.
Mais quelque chose que je ne peux pas analyser s'était passé en moi.
Quelque chose qui m'avait libéré. L'épouvante, puis la résignation m'avaient peut-être purifié.
La peinture a cessé d'être un drame. Elle n'a plus été qu'un besoin d'effusion.»
«Ma première révélation du cubisme date de ma rencontre avec Braque, en 1919-1920, et de l'amitié qui s'en est suivie (...) Cette découverte m'a amené à abandonner une vision immédiate et réaliste du monde pour une transposition de la nature transformée en un simple fait pictural.»
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